J'écoute : enter one (en boucle)
Je regarde : LéO rêver
Je rêve : safe place
(mis à jour mardi 2 décembre 2008 à 04:09)

29/04/2007

29/04/07 - 04:59

Le bonheur, c'est pas grand chose



On peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d’aller de l’avant tout en gardant la mémoire de sa blessure.

Les chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilité.

Être invulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu’à éviter de trop s’en protéger. Chaque âge possède sa force et sa faiblesse et les moments non blessés de l’existence s’expliquent par notre capacité à maîtriser, voire à surmonter ce qui, en nous, relève, dans un constant remaniement, du biologique, de l’affectif et de l’environnement social et culturel.

Le bonheur n’est jamais pur. Pourquoi faut-il que, si souvent, une bouffée de bonheur provoque l’angoisse de le perdre ? Sans souffrance, pourrait-on aimer ? Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité ?

Le monde serait fade et nous n’aurions pas le goût d’y vivre.

"De chair et d’âme", Boris Cyrulnik

26/04/2007

26/04/07 - 05:45

Sans Commentaire (4)




The Heart asks Pleasure First

"The Piano", Michael Nyman

23/04/2007

23/04/07 - 03:53

De l'Evidence Transparente



Et Bastien ne pouvait plus rien faire contre. Il se bouchait les oreilles, mais cela ne servait à rien car la voix résonnait à l’intérieur de sa tête. Bien qu’il sût depuis longtemps que la réalité était autre, il se cramponnait encore à l’idée que cette coïncidence avec sa propre histoire n’était l’effet que d’un hasard insensé.

[…]

Et là, tout recommençait depuis le début – sans altération ni changement – et tout se terminait de nouveau avec la rencontre de la Petite Impératrice et du Vieillard de la Montagne Errante, qui se remettait à écrire et à raconter l’Histoire Sans Fin.

…et cela continuerait jusqu’à la fin des siècles, car il était tout à fait impossible qu’un changement se produisît dans le cours des choses. Et il devait le faire s'il ne voulait pas rester prisonnier de ce cercle infernal. Il avait l’impression que l’histoire s’était déjà répétée des milliers de fois, ou bien – non, c’était plutôt comme s’il n’y avait ni avant ni après, mais que tout existât simultanément et pour toujours. Maintenant il comprenait pourquoi la main de vieillard s’était mise à trembler. Le cercle de l'éternel retour, c’était la fin sans fin !
Bastien ne sentit pas les larmes qui lui coulaient sur le visage. Au bord de perdre connaissance, il s’écria soudain :
« Enfant-Lune, j’arrive ! »

[…]

« Pourquoi fait-il si sombre, Enfant-Lune ? demanda-t-il ?
_ Les commencements sont toujours sombres, mon Bastien..
_ J’aimerais bien te voir encore une fois, Enfant-Lune, tu sais, comme à cet instant où tu as posé ton regard sur moi. »

Il entendit à nouveau le rire léger, chantant.

« Pourquoi ris-tu ?.
_ Parce que je suis contente.
_ Pourquoi donc ?
_ Parce que tu viens de formuler ton premier désir.
_ Vas-tu le réaliser ?
_ Oui, ouvre ta main. »

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Le Commencement d'une Histoire Sans Fin...

22/04/2007

22/04/07 - 03:37

je mange des Quadro



Manger des Quadro me rappelle le goût de ses baisers après une crêpe au Nutella, achetée à côté du cinéma.
Du coup j'en ai acheté une caisse, et je m'empiffre, car les Quadro c'est cochon en esti, je peux me beurrer la face avec.

Mais bientôt, je n'en aurai plus besoin, des Quadro...

02/04/2007

02/04/07 - 00:35

Hier soir, j'ai pu



Hier j'ai retrouvé un vieux CD de mp3 que j'avais fait en 2000, avant de quitter la France pour le Québec.
Un gamin devant un magasin de bonbons. Et oui, je l'avais ce disque, il est resté assoupi pendant très longtemps, poussiéreux et jauni.
C'est un disque banal avec les musiques dont je ne voulais pas me séparer, même en partant au loin ; emmener un peu de humus en terre inconnue, et y planter du beau le moment venu.

Je n'en ai pas eu vraiment l'occasion.

Dessus il y avait du John Surman, du Jam & Spoon, du Perry Blake, du Barbara, du Brigitte Fontaine, du Césaria Evora, les compilations de F Communications (Collection Chapter 2, Musiques pour les Plantes Vertes, Megasoft Office 98), et du Jan Garbarek.
Je me suis intéressé à ouvrir la boite de Pandore des Rites de Garbarek, vite, droit au but, je savais pourquoi.

Je voulais envoyer de l'enveloppement, mais il fallait que j'écoute avant, ca faisait trop longtemps.
Selectionner "We are the Stars", choeur et saxophone.
Mettre le casque et laisser faire.

Et c'est venu tout seul, après des mois arrides, alors que je les ai réclamées à corps et à cris, maudissant jusqu'au ciel de tant d'incompréhension.
Un frisson à 2'04", un spasme venant de derrière le nombril à 3'01", les yeux qui piquent à 3'15", et franchement dans l'eau à 3'39", et enfin deux larmes rondes qui sont venues s'étaler sur mes joues désséchées de trop de chauffage electrique.

Un sourire mouillé à 5'03".

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