Regarde, il gèle
Là sous mes yeux
Des stalactites de rêves
Trop vieux
Toutes ces promesses
Qui s'évaporent
Vers d'autres ciels
Vers d'autres ports
[...]
J'apprivoiserai
Ma liberté
[...]
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
[...]
"le tunnel d'Or", AaRON in "Artificial Animals Riding on Neverland"
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Pour l'Ange aux ailes de tôles,
Mes doigts glissent sur une paroi de verre.
Abandon.
I’m not dead, I’m in limbo
And the middle of the room is just
Where I happened to crumple.
I’m not dead, I’m in limbo
And I’m snorting the dust
From this fancy rag that I’m hugging.
I’m not dead.
I thought you were dead
When I saw you humbled
I thought you were dead
When I saw your legs under your head
I thought you were dead,
You’ve always been trouble,
But I’m glad you’re not dead;
I still need the trouble;
Ah, to hate, to love, to hate, to love, to hate,
What a wonderful cycle…
Roll me over, slap my hand,
Pinch my cheeks, make them red.
Roll me over, I’ll recover,
Make me whole, now or never;
I’m between this very this,
And that, very that.
I’m not dead.
"I'm not dead", David Running , in "Quell, Quench".
Envie d'écouter le mantra de Chenrezig ce matin au réveil.
Etrangement, il ne résonne plus comme avant.
Il est tout doux.
La chaleur part de derrière mon nombril pour remonter
et s'étendre dans tout le corps.
Plaisir, qui suis-je pour te fuir
Serait-ce un autre manque d'intuition?
Ou l'angoisse d'une autre désillusion
Je chercherai toujours à te définir
Plaisir, devrais-je m'enfuir?
Si haut, si loin de ton emprise
C'est si facile d'aimer ce qu'on a pas
Mais j'arrive, attends-moi
Plaisir entre chez moi
À deux, on y arrivera
On a tous besoin de s'enfuir avec toi
Plaisir, emporte-moi
Ce soir, là où tu voudras
On a tous besoin de s'enfuir avec toi
Plaisir, entre chez moi
Sauver ceux qui m'entourent
Des gens si sensibles, trop souvent à mon secours
Pourquoi souffrir
Pour te séduire
À quoi ça sert dis-moi
De tant (t'en) vouloir
Si, pour te plaire
Je dois me retenir
J'aurais préféré
Ne jamais te revoir
Plaisir passé
Jamais retrouvé
Au pied de la tour
Dans un vieux café
Rendez-vous à l'auberge
Comme autrefois
J'arrive, attends-moi
Plaisir, qui suis-je pour te fuir?
Serait-ce un autre manque d'intuition?
Ou l'angoisse d'une autre désillusion
Je chercherai toujours à te définir
Plaisir devrais-je m'enfuir?
Si haut, si loin de ton emprise
C'est si facile d'aimer ce qu'on n'a pas
Mais j'arrive, attend moi
Plaisir, emporte-moi
Plaisir, je rentre chez moi, seul..
Novembre 1999, un mois avant ma soutenance de thèse.
Comme un insecte épinglé vivant dans le tiroir d'un collectionneur avide,
De papillon, je suis passé à cafard.
Des épingles, je m'en suis remis ;
des grandes, des petites, dans des coffrets précieux ou vulgaires, de bois, d'or ou d'argent.
Une image fixée dans un temps révolu, sans aucune substance.
qui résonne entre les deux oreilles.
Ah, tiens, je viens de dépasser St Joseph sans le savoir,
Pas de trafic, pas de vélos.
« …you used to see that I’m friendly… »
Un gros matou noir surveille de très près deux oiseaux
Dans un bosquet de Seringa
Le muguet montre ses clochettes à qui voudra bien les voir
« …don’t close your eyes, all my nights felt like days… »
Personne à l’arrêt de bus. Tout semble désert.
Tiens, y’a des soldes ici.
Faudra que je repasse faire un tour,
Me re-nipper, je nage dans mes fringues
« …gimme your arm, from the shadow to the sun
only one step and you’ll burn…”
Je grimpe dans le bus. Bondé.
Il est 8h32.
Regards perdus dans un voile de sommeil qui ne veut pas se dissoudre.
C’est mercredi, il fait gris et humide.
« …is it why in your tears… »
Changement à Parc. Autre bus, autres gens.
Quelques Sudoku-philes ici.
Encore un arrêt et j’y suis…
« … all my laughs, all my wings… »
Devant la porte de verre je vois mon reflet.
Traits un peu tirés de raton-laveur.
Contre toute attente, un sourire
Où il y a tout un univers entre "se trouver" et "se retrouver".
Je reste dans la première catégorie.
Je ne me suis jamais perdu,
Mais juste écranté pendant 35 ans.
Bienvenu !
Zigzaguant, le jeune garçon qui n'avait plus de nom fit quelques pas vers Atréju. Puis il s'immobilisa. Atréju ne faisait rien, il se contentait de le regarder, attentivement et calmement. La blessure sur sa poitrine ne saignait plus.
Ils restèrent ainsi un long moment face à face, aucun des deux ne prononçait un mot. Le silence était tel que chacun pouvait entendre le souffle de l'autre.
Lentement, le garçon sans nom porta la main à la chaine d'or qu'il avait autour du cou et il ôta AURYN. Il se baissa et déposa précautionneusement le Bijou devant Atréju, dans la neige. Ce faisant, il considéra une dernière fois les deux serpents, le clair et le foncé, qui se mordaient la queue et formaient un ovale. Puis il lâcha AURYN.
Trop de choses se sont passées dans la dernière année, et même en y regardant d’un peu plus loin, depuis que je me suis connecté pour la première fois sur GA.
Je savais que de le voir en France le 7 avril 2007, j’allais face à mon destin. La veille de mon départ, pendant la séance de miroir, j’ai dit : « je sais que le moment où je serai dans l’avion, plus rien ne sera comme avant ».
Treize mois plus tard, plus rien n’est définitivement comme avant.
Plus d’écrantage.
J’ai su (me) parler d’amour au bord du gouffre, pour pouvoir re-naître.
Hier, je me suis rendu compte que la bouteille de parfum était vide. Complètement.
Un instant frustré, j'ai regardé ce que j'avais dans le placard.
Deux autres bouteilles de parfum différents que je mettais avant
le choix du Dolce&Gabbana.
J'ai ouvert les flacons, senti, et ... non.
Poubelle.
Je me suis alors senti, et me suis aperçu que l'odeur de ma peau
m'allait bien et qu'il était bien inutile de la masquer.
Être soi.